Agriculture

Le Gabon veut devenir le deuxième producteur d’huile de palme en Afrique

Le ministre en charge de l’Agriculture, Yves Fernand Manfoumbi a ouvert le 12 septembre à Libreville, les travaux du premier atelier national sur l’initiative de développement durable du palmier à huile au Gabon. Cette rencontre intervient en prélude à l’atelier régional de la plateforme mondiale
visant la production durable d’huile de palme (TFA) 2020. L’initiative pour le développement durable de l’huile de palme en Afrique, à laquelle le Gabon a formellement adhéré en novembre 2016, constitue un outil important de soutien à la mise en œuvre du plan opérationnel « Gabon vert », composante essentielle du PSGE, a souligné Yves Fernand Manfoumbi  Le Gabon qui ambitionne de devenir le deuxième producteur d’huile de palme en Afrique, prévoit d’emblaver au minimum une superficie de 120 000 ha, pour une production de 489 600 tonnes d’huile de palme pour un taux de rendement moyen de 4 t/ha et des revenus attendus de près de 170 milliards de francs CFA et 13 000 emplois. Déjà, la filière huile de palme au Gabon a connu une progression fulgurante. La production de régimes de palme s’est établie à 29 169 tonnes en 2016, contre 4 924 tonnes un an plus tôt. Cette performance est en partie due à la mise en activité de l’usine de transformation d’huile de palme d’Awala depuis le mois  d’août 2016, laquelle vient s’ajouter à la production de SIAT Gabon, et l’inauguration du complexe de Mouila en avril 2017, par le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba. Le géant singapourien de l’agro-alimentaire Olam a annoncé avoir ouvert le mardi 11 avril au Gabon sa plus grande usine d’huile de palme
en Afrique. « D’ici une décennie, le palmier à huile apportera autant de revenus que le pétrole à notre pays », a affirmé le président gabonais
Ali Bongo lors de l’inauguration de l’usine. L’huile de palme brut du Gabon semble plus appréciée au Cameroun, où 2000 tonnes ont été importées entre mai et juin 2017 par l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc). Ce regroupement produit 90 % des huiles végétales raffinées au Cameroun ainsi qu’un volume très important de savon En effet, «le prix de cession de cette matière première gabonaise est hautement plus compétitif que celui des importations malaisiennes qui permettent généralement au Cameroun de combler un déficit de production structurelle
estimé à 100 000 tonnes depuis des années, mais qui a officiellement atteint 130 000 tonnes depuis 2 ans», a confié une source interne de l’Asroc.

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