La Cemac exclut le trésor français de ses échanges avec la Chine

Tout commence en Juillet 2016, lors de la visite officielle en Chine du Chef de l’Etat Congolais, Denis Sassou Nguesso avec à la clé, la signature de plusieurs accords dont celui sur la libre circulation du Yuan chinois et du franc CFA en Afrique centrale et en Chine. Cet exemple a été suivi en décembre par le Président gabonais Ali Bongo qui prend l’engagement de convaincre ses pairs de la Cemac, en dépit de la ferme opposition de Paris. La Chine se renforce de plus en plus dans la sous-région Afrique centrale en tant que premier investisseur dans la plupart de ces pays. A titre d’exemple, en 2015, la Chine est devenue le premier investisseur au Cameroun, sur les 5 milliards de dollar d’investissement direct étranger (IDE) pour la période allant de 2000 à 2014, la Chine seule raflait 67%. Le déploiement des autorités chinoises dans la sous-région viserait donc à convaincre les plus sceptiques d’une part et, à peaufiner l’application de l’accord. De sources concordantes, la signature Son carnet de commande ne désemplit pas, signe que le créneau a été bien choisi par la Société de Transformation de Bus (Sotrabus). Spécialisée dans la construction de bus de transport de 45, 50 et 70 places de marque « Mickel », c’est la première unité de montage de véhicules en Afrique centrale. Elle de l’accord sur la libre circulation du Yuan chinois et du franc CFA en Afrique centrale et en Chine exclut de faire le trésor français de toute transaction avec la Chine. Donc plus besoin de Paris dans les transactions de la zone Cemac avec la Chine. En termes simples, cet accord permettra aux personnes physiques et entreprises de la Zone Cemac, de se rendre directement en Chine avec leur monnaie respective pour leurs transactions sans avoir besoin de les changer en Euros ou en dollars, ce qui rapportait des milliards d’euros au trésor français. En plus, la convertibilité du Yuan dans la zone CEMAC va permettre de donner aux investisseurs chinois, privés comme publics d’agir plus aisément dans des circuits financiers. Il était temps pour les pays de la CEMAC de trouver une formule devant permettre de se libérer progressivement de ce goulot du principe de parité fixe liée à la convertibilité du FCFA à l’Euro. En ouvrant ainsi la possibilité a été créée en 2015 par 04 camerounais dont Albert Mbafe Konkou, né en 1967, ingénieur en mécanique formé à l’Ecole supérieure polytechnique de l’Université de Yaoundé I, qui enest l’actionnaire majoritaire. Ce constructeur automobile basé dans la zone portuaire de Douala, la capitale économique du de faire arriver en zone Cemac des capitaux propres au développement de leurs activités, cette mesure contribuera aussi, de l’avis des experts, à aider l’Afrique à éviter une potentielle évasion fiscale estimée entre 600 et 800 milliards d’euros (396 000 milliards – 528 000 milliards de FCFA). Cette attitude courageuse s’apparente à un pas vers la souveraineté monétaire.

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