Économie

  L’Angola refuse une « aide » de 2340 milliards de fcfa du FMI

C ’est avec beaucoup de tristesse, que le Fonds Monétaire a pris acte de la décision de l’Angola International (FMI) d’interrompre le processus de demande d’aide financière d’environ 4,5 milliards de dollars (2340 milliards de F CFA). Cette institution au cœur de la finance internationale n’a pas donné plus d’indication sur les motivations de cette décision des autorités angolaises. Gerry Rice, porte-parole du FMI s’est contenté de dire : « Il y a eu un changement », lors d’une conférence de presse, le samedi 30 juin dernier à Washington. Selon lui, ce renoncement de l’Angola intervient alors que le processus de demande d’aide financière avait atteint un « stade très avancé ».  

L’Afrique centrale place la transformation structurelle au cœur des plans de développement

La Commission économique pour l’Afrique (CEA), organe des Nations unies, a présenté le 27 mars au Sénégal, ce qu’elle appelle « profils de pays » 2016 en matière de développement. C’est-à-dire, les rapports d’orientations économiques des Etats africains dans l’avenir. Ces rapports montrent que la République centrafricaine (RCA), le Tchad, la Guinée équatoriale et le Gabon sont conscients que les perspectives pessimistes des cours mondiaux des produits de base dont dépendent leurs recettes fiscales et les revenus d’exportations, représentent un risque pour leur économie et justifient le besoin d’accélérer la transformation structurelle. Selon le profil de pays du Gabon, les autorités locales se sont aperçues de la nécessité de développer durablement le potentiel de l’industrie du bois, de créer des sources de revenus alternatives et d’être moins dépendantes de l’industrie extractive. En Guinée équatoriale, le renforcement de l’agriculture est un des piliers clés de la stratégie de diversification économique du gouvernement. Les autorités envisagent de s’appuyer sur l’agriculture pour libérer le pays de sa dépendance au pétrole et de le transformer en économie émergente d’ici 2020. Au Tchad, les autorités ont identifié le secteur de l’élevage comme vecteur de la transformation économique, compte tenu de son potentiel en termes de viande, de lait et de cuir. En RCA, le nouveau gouvernement élu en souligne la nécessité pour le pays de faire de sa reconstruction le socle de ses efforts de transformation. Il considère le développement des infrastructures comme la base de sa transformation.