Politique

Mohammed VI défend sa politique africaine

C’est un discours résolument «africaniste» que le souverain marocain a tenu à l’occasion du 64e anniversaire de la révolution du roi et du peuple le
20 août dernier. «En ce qui nous concerne, l’Afrique représente l’avenir qui commence aujourd’hui.» cette petite phrase résume toute la pensée du roi Mohammed VI. Il a tenu à souligner l’importance de la relation que le royaume chérifien entretient avec l’Afrique, qui n’est pas qu’économique. Le choix du Maroc de se tourner vers l’Afrique n’a pas été le fruit d’une décision fortuite. Il n’a non plus été dicté par des calculs conjoncturels ou
des supputations éphémères, a déclaré le roi qui a également souligné que «l’engagement du Maroc à défendre les causes et les intérêts de l’Afrique ne date pas d’aujourd’hui. C’est plutôt une orientation immuable que nous avons hérité de nos ancêtres, et que nous continuons à conforter avec assurance et fierté». Ce discours a été également l’occasion pour Mohamed VI de faire le point sur le chemin
Le ministre en charge de l’Agriculture, Yves Fernand Manfoumbi a ouvert le 12 septembre à Libreville, les travaux du premier atelier national sur l’initiative de développement durable du palmier à huile au Gabon. Cette rencontre intervient en prélude à l’atelier régional de la plateforme mondiale visant la production durable d’huile de palme (TFA) 2020. L’initiative pour le développement durable de l’huile de palme en Afrique, à laquelle le Gabon a formellement adhéré en  novembre 2016, constitue un outil important de soutien à la mise en œuvre du plan opérationnel « Gabon vert », composante essentielle du PSGE,
a souligné Yves Fernand Manfoumbi. parcouru par le Maroc pour retrouver sa place naturelle au sein de sa famille africaine, avec notamment son retour au sein de l’Union Africaine et l’Accord de principe pour son adhésion à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. S’il
estime que son engagement africain est vital, il souligne également que cela ne se fera qu’au respect des fondamentaux de l’Etat marocain (entendre,
sans jamais renoncer à la Marocanité du Sahara occidental). A l’inverse, elle apportera une plus-value à l’économie nationale et contribuera à renforcer les relations de notre pays Le Gabon qui ambitionne de devenir le deuxième producteur d’huile de palme en Afrique, prévoit d’emblaver au minimum une superficie de 120 000 ha, pour une production de 489 600 tonnes d’huile de palme pour un taux de rendement moyen de 4 t/ha et des revenus attendus de près de 170 milliards de francs CFA et 13 000 emplois. Déjà, la filière huile de palme au Gabon a connu une progression fulgurante. La production de régimes de palme s’est établie à 29 169 tonnes en 2016, contre 4 924 tonnes un an plus tôt. Cette performance est en partie due à la mise en activité de l’usine de transformation d’huile de palme d’Awala depuis le mois avec sa profondeur africaine». Pour Mohammed VI, le développement des relations bilatérales devrait contribuer à l’essor du continent et la construction d’une « Afrique sûre d’elle-même, solidaire, unie autour de projets concrets, ouverte sur son environnement ».

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